ÉCOLE MARXISTE
INTERNATIONALE

20. – 22. NOVEMBRE 2026 — GENÈVE

L’École annuelle du communisme est de retour !

Au programme : 13 exposés et discussions sur la politique mondiale, l’histoire de la lutte des classes, les bases du marxisme, ainsi que l’art et la culture.

Tout le monde constate aujourd’hui l’horreur engendrée par le système capitaliste moribond. Mais il y a un revers à la médaille. Un profond mécontentement s’est emparé de la classe ouvrière et de la jeunesse. Les mouvements de protestation et les grèves secouent de plus en plus l’Europe et les États-Unis.

La question n’est pas de savoir si la révolution viendra ou non. La question est de savoir si elle triomphera ou non.

Pour cela, la classe ouvrière a besoin d’un parti dont l’épine dorsale est constituée de révolutionnaires formés aux idées du marxisme.

C’est là tout le sens de l’École du communisme. Pour pouvoir jouer un rôle décisif dans la révolution à venir, nous devons nous former dès aujourd’hui à devenir des révolutionnaires.

Si tu veux te battre pour la révolution communiste, tu ne dois pas manquer ce week-end. Achète ton billet dès maintenant.

Ateliers

Vendredi soir, 18h30

La guerre contre l’Iran dure depuis plus de six mois, tandis que la guerre en Ukraine a désormais dépassé la durée de la Première Guerre mondiale. Le déclin relatif de l’impérialisme américain est désormais manifeste, et le capitalisme européen traverse une crise existentielle. L’économie mondiale est au bord du gouffre.

Dans le même temps, les révoltes de la génération Z se propagent à travers le monde, y compris en Europe, où le mouvement des lycéens prend de l’ampleur.

Ce n’est pas exagéré de dire que nous sommes entrés dans une période de turbulences sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Erik Deemester, de la section belge de l’ICR, ouvrira l’École du communisme 2026 en mettant en lumière les dynamiques fondamentales à l’œuvre derrière ces événements tumultueux.

Lectures suggérées :

Samedi matin, 09h30


Les bourgeois veulent nous faire croire qu’on ne peut rien apprendre de l’histoire. Et pour cause ! Car comprendre l’histoire de l’humanité nous permet d’intervenir dans celle-ci, de la transformer. Et c’est précisément ce que nous, communistes, voulons. Mais pour comprendre cette histoire, nous avons besoin de la méthode marxiste : le matérialisme historique.

À la fin du 18e siècle, les esclaves noirs de Saint-Domingue, dans les Antilles, se sont soulevés dans une grande armée. Battant tour à tour les propriétaires blancs, les monarchistes et les puissances coloniales, ils ont triomphé là où aucun soulèvement d’esclaves n’avait triomphé auparavant : ils ont aboli l’esclavage et établi leur propre république, Haïti.

La révolution haïtienne contient de riches enseignements pour les communistes aujourd’hui, notamment sur la nature des révolutions bourgeoises, le rôle des individus dans l’histoire, et les sources de l’oppression raciale.

Cette révolution a également une place de choix dans l’histoire universelle de l’humanité. Elle montre que rien ne peut arrêter les exploités dans leur lutte pour la liberté et un monde plus juste. Tous ceux qui veulent continuer la lutte contre l’exploitation aujourd’hui gagneront à connaître cet évènement grandiose de notre passé révolutionnaire.

Lectures suggérées :

La révolution cubaine et la lutte de Che Guevara restent aujourd’hui encore une immense source d’inspiration pour les révolutionnaires et les opprimés du monde entier. Sur une minuscule île située à quelques kilomètres seulement des côtes des États-Unis, les masses cubaines ont réussi à chasser l’impérialisme et à abolir le capitalisme.

Aujourd’hui, après 70 ans, la révolution cubaine est en danger de mort. Le blocus criminel imposé par les États-Unis paralyse la vie sur l’île.

Notre tâche consiste à défendre la révolution. Cela signifie notamment renverser notre propre impérialisme et abolir le capitalisme dans notre pays. Pour cela, nous ne devons pas nous contenter de vénérer le Che comme un Saint, mais tirer sincèrement les leçons de sa lutte et de la révolution cubaine dans son ensemble.

Lectures suggérées :

Samedi midi, 13h00

L’Europe est le berceau du capitalisme, du colonialisme, de la démocratie bourgeoise, de la révolution industrielle et de l’impérialisme. Aujourd’hui, le continent, son industrie et sa puissance sont en déclin. Dans cette nouvelle ère de rivalité entre les grandes puissances, les petits États du Vieux Continent sont laissés pour compte. Pourquoi ? Et que pouvons-nous faire pour lutter contre la désintégration de l’Europe ? Nous ne pleurons pas la grandeur passée ni les atrocités commises. Nous étudions l’histoire et les différentes phases du développement du capitalisme en Europe avec la même méthode et le même objectif que Lénine : le renversement de l’impérialisme.

Lectures suggérées :

Les élections présidentielles auront lieu en France en avril prochain dans un contexte explosif et polarisé. Quel que soit le vainqueur, une nouvelle période d’instabilité et de luttes s’ouvrira après les élections.

A gauche, un mouvement de masse de la jeunesse et des travailleurs soutien Mélenchon et la France Insoumise, voyant en sa candidature le seul moyen de mettre fin aux attaques de la bourgeoisie et d’éviter une victoire du Rassemblement national. Cependant, toute une partie de la jeunesse, même si elle soutient Mélenchon, se rend déjà compte de ses limitations réformistes et regarde déjà plus loin, vers la révolution.

Le PCR, la section française de l’ICR, appelle à voter Mélenchon, tout en soulignant que seules les mesures d’expropriations et de contrôle ouvrier pourront briser la pression que la bourgeoisie mettra immancablement sur les épaules d’un gouvernement de la France Insoumise.

Avec cet atelier, nous discuterons les perspectives pour la lutte des classes en France, ainis que la stratégie que les communistes doivent adopter aujourd’hui face au réformisme de gauche, sans tomber ni dans le sectarisme, ni dans l’opportunisme.

Lectures suggérées :

La révolution surréaliste en art prend place dans un contexte politique pour le moins mouvementé. Elle traverse, avec la fougue d’un cheval rouge, la Première Guerre mondiale et ses conséquences, la période coloniale, la montée du fascisme, la guerre d’Espagne et la Résistance à l’occupant.

Dans de pareils contextes, il était impensable de s’en tenir au rôle des artistes assigné par la société bourgeoise. Les surréalistes ont été bien plus que de simples poètes : leurs combats et leurs innovations dans l’art sont encore aujourd’hui une source d’inspiration inépuisable.

Lectures suggérées :

Samedi soir, 16h00

Epstein, Andrew Tate, Patrick Frei : autant de noms qui suscitent le dégoût et la colère de milliers de jeunes femmes. Ils viennent confirmer ce que beaucoup d’entre elles ressentent au quotidien dans cette société : le sexisme imprègne tous les aspects de notre société. En tant que communistes, nous sommes en première ligne dans la lutte contre toutes les formes d’oppression.

Le marxisme nous permet de comprendre véritablement comment l’oppression des femmes est apparue dans la société, pourquoi elle perdure encore aujourd’hui et comment nous pouvons lutter pour un monde où elle n’existera plus.

Lectures suggérées :


Dimanche matin, 10h00

La philosophie de la classe dominante se cache derrière chacun de ses médias, ses universités et ses politiciens. La seule façon d’avoir un point de vue révolutionnaire réellement indépendant est de s’approprier une méthode propre, celle de la classe ouvrière en lutte contre tout le vieux monde, celle du marxisme.

La philosophie du marxisme est le matérialisme dialectique, qui considère la réalité telle qu’elle est, dans son mouvement et ses interrelations, dans son développement historique révolutionnaire, contre toutes les pressions idéologiques de la bourgeoisie qui voudrait figer ce monde afin de prolonger sa domination sur lui.

La dialectique est notre arme la plus puissante dans la lutte pour le communisme.

Lectures suggérées :

  1. Qu’est-ce que le matérialisme dialectique, Rob Sewell
  2. L’abc de la dialectique, Leon Trotsky
  3. Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, Friedrich Engels
  4. Anti-Dühring, Première partie (philosophie), Friedrich Engels
  5. Histoire de la philosophie, Chapitre 10 et 11, Alan Woods

La crise économique, l’appauvrissement de masse et la montée du fascisme ont plongé la classe ouvrière dans la lutte des classes dans les années 1930. La crise s’est abattue sur la Suisse avec un certain retard, mais avec violence. La bourgeoisie suisse n’a pas épargné les travailleurs, elle a sévèrement restreint la démocratie et réduit les salaires. La lutte des classes battait son plein jusqu’à ce que les dirigeants des syndicats et du PS capitulent de manière déplorable. Ils ont renoncé au droit de grève et ont quémandé un siège au Conseil fédéral.

Comment était-il possible à l’époque, et comment est-il possible aujourd’hui, de mener une lutte victorieuse contre la crise capitaliste ?

Lecture préparatoire :

1. Une petite histoire du mouvement ouvrier suisse (français)

– https://drive.google.com/file/d/1uux2ZHZY3UIkLv4wT1Ya_IKGU1bJaI4Q/view?usp=sharing

2. Andréas Coste: La crise de 1929 et la « Grande dépression » des années 30 (français)

3. Kilby: The Wall Street Crash and the Great Depression: Lessons for today (anglais)

4. Leon Trotsky, Ted Grant: Democracy, Bonapartism & Fascism: Class Struggle in the 1930s (anglais)

La planète court à la catastrophe. Le changement climatique fait de plus en plus partie du quotidien de millions de personnes : canicules, incendies de forêt et inondations dévastatrices se multiplient aux quatre coins du monde. Il vient aggraver une situation mondiale déjà explosive, marquée par les turbulences de l’économie mondiale, les guerres impérialistes et de mouvements de masse.

La classe capitaliste n’ignore pas cette réalité. Elle se prépare cyniquement à y faire face pour assurer sa propre survie, en intégrant le changement climatique à ses stratégies de défense et en mettant ses portefeuilles financiers à l’abri, tout en poursuivant la destruction de la planète.

Lors de cette conférence, Manon Powrie, du centre international de la RCI, expliquera pourquoi le capitalisme est incapable de résoudre la crise climatique, pourquoi les mouvements pour le climat de ces dernières années se sont essoufflés au moment même où de plus en plus de personnes cherchent une alternative, et pourquoi la lutte pour une planète où il fait bon vivre est indissociable de la lutte des classes et du combat pour le communisme.

Lectures suggérées :

Dimanche midi, 14h00

Le capitalisme suisse a toujours été et reste particulièrement réactionnaire à l’égard des femmes : dans ce pays où le droit de vote des femmes n’a été introduit qu’en 1971 (!), les travailleuses sont encore aujourd’hui moins bien rémunérées tout en assumant la majeure partie des tâches ménagères et des soins.

Comment expliquer cela ? Afin de nous préparer à la « grève du care » de 2027, nous proposons un regard historique sur cette face déplorable du soi-disant « modèle de réussite suisse » – ainsi que sur les décennies de luttes contre l’oppression. Comment pouvons-nous enfin parvenir à la libération des femmes ?

Lectures suggérées :

  1. Introduction à la brochure : Le Marxisme et la libération des femmes, Olivia Eschmann
  2. Femmes et lutte de classes en Suisse, PCR
  3. Geschichte der Frauenbewegung in der Schweiz (in 4 Teilen), diverse Autoren (allemand)
  4. Après le 14 juin : un premier bilan, Dersu Heri

Livres:

  1. Le Marxisme et la libération des femmes, divers auteurs
  2. L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État, Engels

Le capitalisme traverse une crise profonde. Nous la ressentons depuis des années : inflation croissante, licenciements et austérité. Et ce n’est que le début. Le FMI met en garde contre un « effondrement économique mondial ». Comment sortir de la crise ? C’est une question existentielle pour la classe ouvrière.

Ses directions réformistes répondent par le keynésianisme. Selon elles, des interventions de l’État (dans les énergies vertes, les infrastructures ou l’armée) permettraient de « relancer » l’économie. Pour les financer, l’État pourrait s’endetter davantage (en Suisse : « assouplir le frein à l’endettement ») et créer davantage de monnaie (« Modern Monetary Theory »).

Cet atelier explique pourquoi ces idées sont nocives pour la classe ouvrière. La classe ouvrière doit s’appuyer sur Marx et non sur Keynes pour résoudre la crise.

Lectures suggérées :

  1. Le keynésianisme, une utopie capitaliste (en français, en ligne)
  2. Pourquoi le RMG, la MMT et les dépenses publiques ne peuvent pas résoudre la crise économique (en français, en ligne)
  3. Introduction à l’économie marxiste (en français, en ligne)
  4. What Causes Capitalist Crises: Under-Consumption or Overproduction? (en anglais, en ligne)

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